Les rivières, suivi de, Les montagnes: deux histoires de fantômes

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Papier Disponibilité ISBN: 9782895023906
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Dans Les Rivières, une petite fille, Clémentine Lacombe, disparaît du centre commercial de Trois-Rivières quelques minutes après l’ouverture. « Outre les habituels vieillards qui passeraient une partie de la journée à siroter leur gobelet de café en discutant, en complétant le mot mystère du Nouvelliste, ou simplement en observant les badauds, on pouvait voir : un couple d’universitaires dont la fille était d’une beauté presque insoutenable ; une femme dans la quarantaine, blonde aux traits durs, assise dans un fauteuil roulant ; le jeune type qui tenait le Tabamag ; un pédophile ; un groupe formé d’employés du centre commercial faisant leur première pause de la journée (le responsable de la sécurité, les deux employés de maintenance et une fille du service à la clientèle). » En esquissant de la sorte le portrait des personnes susceptibles d’avoir commis le crime, François Blais joue le roman policier à sa manière, ne nous donnant à voir que ce qu’il veut bien nous montrer. On se prend au jeu, on cherche le coupable.   Dans Les Montagnes, un « écrivain important que personne ne lit, mais qui est bien vu de la critique et des institutions », est auteur en résidence à Saint-Étienne-des-Grès où il occupe une maison confortable entre forêt et montagne. Bien qu’il « considère comme une faute de goût impardonnable le fait de professer autre chose que le matérialisme le plus intransigeant », le narrateur se convainc peu à peu que la maison est hantée. Il se livre alors à des recherches sur les précédents propriétaires pour se retrouver prisonnier d’une spirale proprement démente.   Quand François Blais manipule les codes du roman noir et du roman fantastique, on peut s’attendre à des surprises. On découvre dans ces récits un François Blais plus sombre et plus dur que dans toutes ses oeuvres précédentes. Si son sens de l’observation absolument implacable demeure le même, c’est avec un cynisme grinçant qu’il le met au service de son texte. Les récits offrent plusieurs degrés de lecture et le lecteur pourra simplement savourer un efficace polar fantastique, ou prolonger la réflexion en s’interrogeant sur ses propres a priori devant certains faits de société.   Entre Agatha Christie et Mary Shelley, dans une ambiance à la fois lourde et haletante, François Blais entre avec fracas dans l’univers du suspense.   Les romans de François Blais ont été salués à maintes reprises. Document 1 (2012) a remporté le Prix littéraire de la Ville de Québec et du Salon international du livre de Québec, en plus d’être finaliste au Prix des libraires du Québec et au Prix des lecteurs émergents de l’Abitibi-Témiscamingue. La classe de madame Valérie (2013) a été finaliste au Prix des libraires du Québec 2014. Il signe ici son neuvième titre à L’instant même.  

Les libraires craquent

  • Commenté dans la revue Les libraires par Anne-Marie Bilodeau, librairie La Liberté

    Sous-titré « Deux histoires de fantômes », le recueil a une étiquette qui doit être prise à la légère, car comme toujours, François Blais s’amuse avec les codes du genre. Dans la première nouvelle, d’ailleurs, pas de fantôme. Ou plutôt un fantôme en devenir puisque, dès le début, le lecteur sait qu’une fillette sera tuée. Qui est le coupable? Suspense. La deuxième nouvelle, quant à elle, met en scène l’alter ego de l’écrivain, forcé peu à peu d’abandonner son scepticisme face à l’apparition d’une revenante qui, vraisemblablement, lui demande de l’aide. Toujours avec la simplicité et l’humour noir qu’on lui connaît, Blais saura arracher des sourires à son lecteur – des frissons également, pour ceux qui croient encore aux fantômes…

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